Qu’est-ce que l’épargne solidaire, peut-on concrètement mesurer les impacts sociaux? Qu’en est-il de la performance financière?

Novembre 2014

Qu’est-ce que l’épargne solidaire, peut-on concrètement mesurer les impacts sociaux? Qu’en est-il de la performance financière?

Grégory Schneider-Maunoury - Responsable ISR et Solidaire, Humanis Gestion d’Actifs

A l’occasion de la semaine de la Finance Solidaire qui se déroule du 3 au 10 novembre, Grégory Schneider-Maunoury, responsable ISR et Solidaire Humanis Gestion d’Actifs, nous explique les mécanismes de cette finance qui permet, notamment à travers ses plans d’épargne salariale, de placer son argent tout en participant au financement d’activités solidaires ou à forte utilité sociale.

Catégorie : Épargne solidaire

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Qu’est-ce que l’épargne solidaire ?

 

L’épargne solidaire est l’ensemble des solutions d’épargne (livrets, fonds commun de placement) qui permettent de financer l’économie sociale et solidaire.

 

En France, en 2014, cela représente plus de 6 milliards d’euros dont 3,7 milliards, soit 60%, proviennent de l’épargne salariale solidaire.

 

L’épargne salariale est donc un moteur de l’épargne solidaire. Concrètement, dans un fonds solidaire, 5 à 10% est consacré à des projets solidaires et à forte utilité sociale. Il s’agit le plus souvent d’associations et d’entreprises d’insertion de structures d’aide au travail handicapé, ou encore de coopératives.

 

En 2014, la loi Hamon, a élargi la définition des organismes solidaires, en encourageant la création d’entreprises privées, à forte utilité sociale. Dans tous les cas, le caractère solidaire de l’organisme est validé par un agrément préfectoral.

 

Peut-on mesurer concrètement les résultats de cette épargne solidaire ?

 

L’impact est le critère principal de choix de nos deux partenaires solidaires : France Active, qui favorise l’insertion par l’emploi, et Habitat & Humanisme, qui favorise l’insertion par le logement.

 

Ces deux partenaires nous garantissent la mesure de l’impact social de l’investissement. Concrètement, en 2013, les montants investis par notre activité d’épargne salariale ont contribué à la création ou au maintien dans l’emploi de 1600 personnes et au relogement de plus de 100 familles.

 

Au-delà de l’investissement, cette réinsertion n’est possible que par l’accompagnement social des personnes en difficulté.

 

Enfin, concernant la partie non solidaire de nos fonds, nous avons fait le choix de la cohérence. Pour tous nos fonds multi-entreprises, cette part non solidaire est investie selon des critères d’investissement socialement responsable, c’est-à-dire en privilégiant de bonnes pratiques environnementales, sociales et de gouvernance.

 

Que pouvez-vous dire de la performance financière ?

 

La performance financière d’un fonds solidaire est assurée par la partie non solidaire du fonds qui représente quand même 90 à 95% du fonds.

L’objectif de la partie solidaire n’est pas financier mais d’abord social : l’épargnant participe, contribue à un projet social et solidaire. Financièrement, cette part solidaire peut même constituer un matelas de sûreté en cas de baisse des marchés.

 

Au-delà de la performance financière, ce que veut savoir l’épargnant, c’est où va l’argent et si l’argent va bien dans des structures solidaires. C’est ce que valide la structure Finansol, en attribuant le label Finansol.

En France, près de 800 000 salariés ont fait le choix de l’épargne salariale solidaire pour développer l’économie sociale et solidaire au cœur de nos territoires.

 

Conclusion :

 

Aujourd’hui, en France, plus de 800 000 salariés participent au financement de l’économie sociale et solidaire, à travers leur épargne salariale.

 

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