Épargne, marchés financiers et crise sanitaire, on décrypte pour vous !

   

08 Octobre 2020 - Catégorie : À la Une, Économie, Marchés financiers

La crise sanitaire plonge le monde dans une zone d’incertitude prolongée. Mais les Etats et les banques centrales répondent présents pour soutenir l’économie et rassurer les marchés financiers.

 

La fin d’année sera marquée par l’inquiétude sanitaire persistante et l’espoir de l’arrivée d’un vaccin.

 

Décryptage des grandes tendances...

 

 

Marché monétaire : des taux durablement bas, encore et toujours…

 

A propos du marché monétaire, face à la pandémie, la réponse forte et rapide de la BCE (Banque Centrale Européenne) a permis d’éviter que cette crise sanitaire ne se transforme en crise financière.  

 

En effet, la BCE a utilisé ses marges de manœuvre, pour maintenir les taux d’intérêt court terme à des niveaux bas rendant le « cout de l’argent » très faible permettant ainsi de soutenir la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. 

 

Ces actions s’inscrivent dans la durée, ce qui repousse d’autant toute remontée à venir des taux directeurs. Concrètement, la BCE, lors de sa dernière réunion du mois de septembre, a encore renforcé son message de taux restant bas pour une période prolongée.

 

Cette action est mondiale, car de son coté, la FED (la Banque Centrale américaine) appliquera la même politique jusqu’à ce que la situation sur le marché du travail retrouve un objectif de plein emploi. 


 

 

 

Le marché monétaire restera donc faiblement rémunérateur pour l’épargnant et pour longtemps.

 

 

Marché obligataire : des perspectives limitées

 

Concernant le marché obligataire, la communication des banques centrales dans le monde est restée extrêmement prudente. Dans leurs discours, elles repoussent le plus loin possible l’horizon à partir duquel elles seront en mesure de relever les taux directeurs.

 

Ceci maintiendra les taux d’emprunt des Etats sur un niveau très faible. 

 

Certains taux d’intérêts comme les emprunts à 10 ans des Etats français et allemand se négocient aujourd’hui en taux négatif à respectivement -0,20% et -0,50% ce qui limite fortement le rendement de cette classe d’actif. 

 

 

Dans un futur post Covid, en cas de reprise économique, celle-ci devrait générer de l’inflation ce qui serait positif pour les rendements obligataires mais très négatif en termes de performance. En effet, une remontée des taux obligataires à un effet inverse sur la performance des obligations.

 

 

 

Marché action : un soutien bienvenu des politiques de relance

 

Les indices actions ont chuté de plus de 30% durant la période de confinement, annonçant l’arrêt de l’économie mondiale. Dans ce contexte d’inquiétude quant à l’évolution de la pandémie, les valeurs sensibles aux mesures de confinement ont fortement chuté. 

Au niveau des secteurs, les financières ont été sanctionnées (Banques, Assurance, Services financiers) ainsi que le secteur Loisirs / Tourisme...

 

Depuis, les indices actions ont rebondi grâce aux plans de relance des Etats, notamment en France (plan de relance de 100Mds€ sur 2021-2022) et aux politiques monétaires très accommodantes des banques centrales. 

 

Les indices restent aujourd’hui soutenus par la décélération de l’épidémie aux Etats-Unis et l’amélioration des statistiques économiques, en particulier en Chine. La surperformance des valeurs technologiques favorisées par le télétravail et le tout internet a conforté l’avance des indices américains et émergents, en particulier face aux indices actions européens, pénalisés à la fois par une ré-accélération de l’épidémie sur le continent ainsi que par la vigueur de l’euro, notamment face au dollar. 

 

Les disparités de performance entre pays européens restent aussi marquées, en fonction de leur exposition au risque sanitaire. L’indice allemand bénéficie de la reprise économique en Chine.

 

 

L’indice CAC 40 français reste pénalisé par les inquiétudes sanitaires persistantes. Mais les analystes financiers continuent de relever leurs estimations de résultats pour les entreprises pour le 3ème trimestre qui seront bientôt publiés, sans oublier la mise en place d’un vaccin qui ne devrait plus tarder. Il y a donc un espoir de revalorisation des marchés actions à moyen terme.


 

Article rédigé par les équipes de Malakoff Humanis Gestion d'Actifs le 5 octobre 2020.

 

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